Mon parcours de céramiste

De l’initiation au tournage à l'exigence délicate de la porcelaine de Limoges,
découvrez l’histoire et les rencontres qui façonnent l'atelier KimCeramik depuis deux décennies.

Les débuts et l'éveil du geste

C’est au fil de rencontres que ma passion a pris racine. En 2004, Pierre Dangon m’initie au tournage à la faïencerie historique de Salins-les-Bains. Quelques années plus tard, Barbara et Patrice Rouby m’accueillent dans leur atelier à Souspierre, dans la Drôme. Là, je perfectionne le geste du tour et découvre la magie du raku, une cuisson directe par le feu alliant maîtrise rigoureuse et poésie de l’imprévu.

L'installation dans le Jura et l'émancipation

En 2009, je pose mon atelier au cœur du Jura. Année après année, nourrie de recherches, d'essais et d'expérimentations, ma pratique s'affine. Ce métier prend tout son sens dans la maîtrise globale de chaque étape : imaginer la forme, tourner la pièce, décorer, cuire, puis partager ces créations et rencontrer les passionnés d’artisanat qui les feront vivre au quotidien.

Du raku à la porcelaine de Limoges

Le raku a longtemps fait partie de mon parcours et a beaucoup compté dans mon apprentissage de la céramique.

Aujourd’hui, mon travail a évolué et la porcelaine de Limoges est devenue ma matière principale.

J’aime sa blancheur, sa finesse et sa luminosité. Elle offre une surface qui met particulièrement bien en valeur mes décors et permet aussi de jouer avec la lumière grâce à sa translucidité.

Elle correspond à ce que je recherche aujourd’hui : des formes simples, une matière claire et des objets dans lesquels le décor trouve sa place sans prendre toute la place.

Artisane avant tout

Je me reconnais davantage dans le mot artisan que dans celui d’artiste. Mon métier repose sur un savoir-faire, la répétition des gestes, l’expérience et une connaissance technique qui continue à se construire au fil du temps. Mais travailler la céramique, c’est aussi accepter qu’on ne maîtrise jamais tout. La matière, l’émail et la cuisson gardent toujours une part d’incertitude. C’est aussi ce qui fait la richesse de ce métier.
Anne-Sophie Moindrot

Questions fréquentes - Parcours de Kim 

Depuis quand travaillez-vous la céramique ?

J’ai découvert le tournage en 2004. Depuis, ma pratique n’a cessé d’évoluer au fil des rencontres, des techniques apprises et des expérimentations.

Travaillez-vous encore le raku ?

Non. Le raku a occupé une place importante dans mon parcours et dans mon apprentissage, mais mon travail actuel est principalement consacré à la porcelaine.

Pourquoi avoir choisi la porcelaine ?

J’aime sa blancheur, sa finesse et sa luminosité. Elle met en valeur les décors et offre également des possibilités intéressantes grâce à sa translucidité.

Vous considérez-vous comme artiste ou artisane ?

Je me définis avant tout comme artisane céramiste. Le savoir-faire, la maîtrise technique et toutes les étapes de fabrication sont essentiels dans ma façon d’exercer ce métier.

Votre travail a-t-il beaucoup évolué depuis vos débuts ?

Oui. Les techniques, les matières et les décors ont évolué progressivement. Mon travail actuel est le résultat de toutes ces expériences.

Qu’aimez-vous particulièrement dans votre métier ?

Le fait de pouvoir suivre tout le processus : fabriquer, décorer, cuire, présenter mes pièces et rencontrer les personnes qui vont ensuite vivre avec elles.