Le geste et la matière
Chaque pièce est le résultat d’une succession de gestes précis. Selon la forme recherchée, je travaille la porcelaine de Limoges au tour ou à la plaque. Viennent ensuite les différentes étapes de façonnage, de séchage, de décoration, de cuisson et d’émaillage. Chacune demande du temps, de l’attention et une bonne connaissance de la matière. C’est cet enchaînement de gestes qui permet peu à peu à l’objet de prendre sa forme définitive.

Façonner l’équilibre
Selon la silhouette recherchée, je travaille la porcelaine au tour ou à la plaque. Cette terre exigeante et noble se distingue par sa finesse, sa blancheur éclatante et sa translucidité naturelle. À travers chaque geste, je recherche des lignes pures et harmonieuses, sans jamais dissocier la forme de son usage : la prise en main délicate d’une tasse, l’équilibre d’un pichet ou la façon dont un vase accueille les fleurs.

Décorer au pinceau
Une grande partie de mes décors est réalisée à main levée avec des engobes teintés, posés directement sur la porcelaine crue. Inspirés par les herbes folles, les paysages et la nature environnante, ces motifs apportent une touche vivante et sensible. Chaque tracé témoigne d’une minutie constante pour que chaque pièce demeure unique et vibrante.

Respecter le temps de la matière
La céramique est aussi un travail de patience. Entre le façonnage et la pièce terminée, plusieurs étapes doivent se succéder dans un ordre précis. Le séchage doit être progressif, les cuissons respectées, l’émail posé avec soin.
L’expérience permet de connaître la matière, d’anticiper ses réactions et d’adapter chaque geste.

L’émaillage
L’émaillage est une étape particulièrement exigeante.
L’épaisseur de l’émail, sa régularité et son application influencent directement le résultat final. C’est un travail de précision qui demande de bien connaître ses produits, sa porcelaine et ses cuissons.
Après toutes les étapes précédentes, l’émail vient révéler et protéger la pièce.

La cuisson
Les cuissons transforment définitivement la matière et fixent les décors et les émaux.
Les températures ( la 1ère 980°C et la 2e 1280°C) , les cycles de cuisson et le positionnement des pièces dans le four font partie des paramètres que l’expérience permet d’ajuster et de maîtriser.
L’ouverture du four reste toujours un moment particulier : c’est là que l’ensemble du travail réalisé prend sa forme définitive et devient inaltérable.
« Chaque pièce naît d’une succession de gestes précis, où le temps et la matière s'accordent pour susciter l'émotion d'un coup de cœur au creux des mains. »
KimCeramik — Atelier d'art de la porcelaine
Questions fréquentes - Le geste